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NEWSLETTER N° 5 (17 AVRIL 2015)
Bilan du « Fait maison » : le SNRTC l’avait prédit ! Envoyé le Vendredi 17 avril 2015

Le décret d’application du « Fait maison » du 13 juillet 2014 n’aura pas vécu plus de huit mois. La version 2 arrive avec le printemps… alors que les cartes de nos restaurants sont déjà imprimées !


Dans notre dernière édition, nous annoncions que Madame Carole Delga, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie Sociale et Solidaire, s’était engagée à faire l’état des lieux de l’application de cette règlementation : il aura fallu quelques semaines à Bercy pour faire le constat du « flop » du « Fait maison ».


Le 7 avril, la Ministre a réuni l’ensemble des acteurs de la filière et leur a rappelé la vocation initiale du « Fait maison » : promouvoir la cuisine sur place, « anti-cuisine d’assemblage ». L’idée de base était d’avoir une définition légale, qui corresponde aux attentes des consommateurs, pour leur redonner confiance.


Or, les principaux constats d’échec sont :



  • le manque de promotion et de valorisation du « Fait maison »,

  • un dispositif mal perçu par les restaurateurs et les consommateurs,

  • une confusion pour les consommateurs qui s’attendaient à avoir du « Fait maison » à la carte, alors que seulement 4 à 6 % des établissements de restauration affichent la mention obligatoire.


Aussi, la Ministre a-t-elle présenté le « Fait maison nouvelle version ».


Nous retiendrons notamment que la phrase « Les plats ‘’Fait maison’’ sont élaborés sur place à partir de produits bruts », n’est plus obligatoire si le restaurateur ne propose pas de plats faits maison.


Un réajustement du décret, fruit d’une consultation auprès des organisations professionnelles, des associations de consommateurs, des fédérations de métiers de bouche, des distributeurs de la restauration, des syndicats de l’agroalimentaire, des associations culinaires et des DIRECCTE.


Le SNRTC s’est pour sa part contenté d’indiquer, lors de cette concertation, qu’il avait déjà tout dit sur le sujet du « Fait maison » et que ses entreprises adhérentes se contentaient d’appliquer la loi.


Le problème fondamental restera toujours que la loi impose aux restaurateurs qui proposent un plat « Fait maison » de faire apparaître la mention et/ou le logo sur sa carte, alors même qu’il ne souhaite pas le mettre en valeur.


Devoir mentionner qu’un seul plat répond aux critères du « Fait maison » sur l’ensemble de sa carte, reste une obligation absurde et nuisible pour le professionnel.


Et ne pas mentionner le « Fait maison » pour un plat qui répond à la définition règlementaire restera incontrôlable pour les agents chargés de ces contrôles…

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